Grille d'évaluation pour l'épreuve d'histoire des Arts
Les élèves de 3E3 passent l'épreuve orale d'histoire des arts le mardi 28 mai.
Bon courage .
Philippe Leclair
Grille d'évaluation pour l'épreuve d'histoire des Arts.
Nom :
Thématique :
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Compétences liées à l'enseignement d'histoire des arts |
Barème |
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Connaissances et capacités relatives à l’œuvre d'art. L'élève est capable de : |
12 points |
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Situer l’œuvre dans le temps et l'espace |
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Présenter l’œuvre de façon précise, domaine, auteur, époque ou contexte, support, dimensions, destination, mouvement artistique. |
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Maîtriser le vocabulaire et les notions de base pour décrire l’œuvre. |
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Développer un commentaire critique et argumenté. Justifier ses choix. |
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Établir des liens pertinents avec d'autres œuvres d'art de la même époque ou sur le même thème. |
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Capacités générales et attitude L'élève doit : |
8 points |
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Développer pendant 5 minutes environ, un propos structuré relatif à l'objet de l'étude. |
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Appuyer son commentaire sur une documentation appropriée. |
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Écouter et prendre en compte les questions du jury en formulant une réponse adaptée |
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S'exprimer correctement et adopter un comportement convenant à la situation. |
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Note /20 |
Pour se souvenir de l'Affiche Rouge
Parmi tous les noms des résistants assassinés par les nazis pendant l'occupation, les 23 de l'Affiche Rouge ont un éclat particulier.Ce sont les nazis et leurs complices qui sont à l'origine de cette gloire en placardant la célèbre affiche en 1944.
Si leur mort est passée dans la légende, c'est bien sûr aussi parce qu'Aragon en fit un si beau poème.
Ces héros incarnent la résistance communiste, ils sont un exemple emblématique de la résistance juive contre la Shoah.
La plupart des combattants FTP-MOI étaient juifs, juifs polonais, juifs roumains, juifs hongrois ....
Ceux de l'Affiche Rouge sont morts pour la France et pour la Liberté.
Philippe Leclair
Strophes pour se souvenir
Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
À la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand
Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan
Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.
Louis Aragon, Le Roman Inachevé
Épreuve d'histoire des Arts
La présentation orale en histoire des Arts, d'une durée approximative de 10 minutes, aura lieu entre le 13 mai et le 7 juin.
Vous pouvez commencer à préparer vos carnets de voyage qui doivent présenter 5 oeuvres en rapport avec la Shoah. Ce travail peut être fait à plusieurs.
Ces carnets seront à rendre au retour des vacances de printemps (semaine du 29/4 au 3/5/2013)
Bon courage à tous !
Philippe Leclair
Monument aux victimes des camps nazis de Buchenwald et Dora , Paris.
Cette sculpture en bronze de Louis Bancel (1926-1978), ancien résistant, a été commandée par l'association des déportés de ces 2 camps.
Des vers du poète Louis Aragon (1897-1982) sont gravés sur la dalle :
Qu'à jamais ceci montre comme l'Homme dut tomber
Et comment le courage et le dévouement
Lui conservent son nom d'Homme
J'espère que le poète a raison, le courage et la solidarité peuvent mettre en échec un système totalitaire, hier comme aujourd'hui.
Philippe Leclair (8-2-2013)
Art Spiegelman, MAUS
Maus est une bande dessinée d'Art Spiegelman traitant des persécutions des juifs dans les années 1930 et 1940, et notamment de la Shoah. Après la prépublication de trois planches dans Funny Animals en 1972, elle a été publiée dans la revue RAW de 1981 à 1991. Cette œuvre a reçu un prix Pulitzer spécial en 1992 et a été traduite en dix-huit langues. Cette œuvre sans précédent, de plus de 250 pages, mêle étroitement deux trames narratives : le père de Spiegelman racontant sa déportation, et le récit des relations entre Spiegelman et son père, récit de la transmission de la Shoah Tant en Europe qu’en Amérique, l’œuvre a été saluée par la critique : des dessins originaux sont exposés dans divers musées du monde.

Auschwitz en BD, Pascal CROCI, 2000

Pascal Croci est né en 1961 et vit actuellement en Aveyron. Il s'est consacré pendant dix années à la bande dessinée historique et religieuse pour divers magazines. Après avoir vu ou revu plusieurs documentaires ou films sur la déportation, il publie en 2000 une bande dessinée réaliste qui représente Auschwitz de manière moins symbolique, il l'intitule Auschwitz.
Cet album lui a demandé cinq ans de travail en raison de la documentation mais surtout de la recherche d'un éditeur, car peu d'entre eux voulaient se risquer dans cette aventure. Un débat fut alors engagé : peut-on faire des camps le décor graphique d'une fiction?
En effet, ce document-fiction fourmille de réalisme : poupée abandonnée, déporté qui doit sa survie aux dessins qu'il esquisse sur le courrier des officiers nazis, interminables séances d'appel du camp, " travail " terrible du SonderKommandos...Ce récit met en scène Kazile et Cessia, un couple ayant survécu au camp d'Auschwitz-Birkenau, et qui se remémorent prés de cinquante ans plus tard ce qu'ils ont vécu chacun de leur côté. A travers leurs yeux est suggérée toute l'horreur de la déportation : l'attente de la mort à l'entrée des chambres à gaz, les expériences de Mengele...
Par pudeur et pour rester dans une atmosphère grave, proche de celle d'Auschwitz, il a dessiné cette histoire en noir et blanc. Son dessin, crayonné puis légèrement encré, reste malgré tout très beau. Il offre la vision de corps et de visages défaits, exsangues, aux yeux gigantesques.
" On ne voyait d'abord que les yeux dans le visage des déportés qui revenaient de l'enfer ", souligne un des témoins interrogés par l'auteur.
" Je voulais un rendu réaliste en noir et blanc, sans effets de style. Mon premier souci, plus que la reconstitution historique, a été d'éviter tout voyeurisme. Je n'ai pas représenté visuellement de fours crématoires. J'ai préféré me mettre à la place d'un déporté qui voit la fumée et qui sent l'odeur de la mort en permanence. Quant à la scène de la découverte des corps dans la chambre à gaz, le personnage comme le lecteur, se sent écrasé par cette incroyable vision d'horreur.
J'avais aussi l'angoisse de refaire les mêmes images. Il y a de la brume partout une atmosphère pesante, je ne voulais pas montrer l'horizon pour que le lecteur pénètre dans un endroit intemporel. Cette représentation est proche des souvenirs des témoins. Pour eux, Auschwitz c'est un lieu froid, brumeux où règne la mort. Cependant je n'ai pas été graphiquement fidèle à certains détails historiques : par exemple les armes. Le lecteur sait que cet objet sert à tuer, cela suffit. "
Pascal Croci nous pousse à réfléchir au fait que cela puisse se reproduire, notamment en faisant réapparaître les deux personnages en 1993, en ex-Yougoslavie où ceux-ci sont emprisonnés, accusés de trahison politique. Ainsi l'album ne ravive donc pas seulement la mémoire, mais la lie aussi à l'actualité la plus récente.
Même si cette histoire est une fiction, elle est, bien sûr, inspirée de témoignages recueillie par l'auteur auprès de personnes ayant survécu à cet, hélas, célèbre camps de la mort. Tous ces témoins, tous ces survivants, avouent eux-mêmes avoir ressenti a priori quelque méfiance à l'égard du traitement d'un tel sujet par la bande dessinée. Mais l'approche de l'auteur et de l'éditeur, le réalisme très documenté du récit, le souci d'authenticité et enfin la confiance établie entre les divers protagonistes ont été les plus forts. " Je ne suis ni historien ni documentaliste, j'ai voulu être le témoin de mes témoins ", affirme-t-il en citant à la fin de l'album plusieurs de ceux-ci tels que Kaziemierz Kac, qui sert de fil conducteur au récit sous le nom de Kazik... Il rajoute même des extraits d'entretiens qu'il a eu avec eux.
Avant tout cet album était surtout un devoir de mémoire.
Néanmoins Pascal Croci ne double pas le récit d'interrogations personnelles, pas plus qu'il ne met en scène sa propre histoire, contrairement à Art Spiegelman, auteur de Maus.
En effet l'oeuvre reflète avant tout la personnalité de l'artiste, la façon dont il est influencé par les événements. La construction d'une oeuvre est toujours orientée par des émotions, des idées.
La Shoah, un crime contre l'Humanité ....
D'abord ils sont venus....
Pasteur Martin Niemöller
Poème écrit dans le camp de concentration de Dachau par le Pasteur Martin Niemöller, théologien et Président des Eglises Réformées de Hesse-Nassau, interné politique de 1938 à 1945.
D'abord ils sont venus chercher les Communistes
Et je n'ai rien dit
Parce que je n'étais pas communiste
Lorsqu'ils sont venus chercher les Socialistes
Je n'ai rien dit
Parce que je n'étais pas socialiste
Ensuite ils sont venus chercher les Syndicalistes
Et je n'ai rien dit
Parce que je n'étais pas syndicaliste
Puis ils sont venus chercher les Juifs
Et je n'ai rien dit
Parce que je n'étais pas juif
Quand ils sont venus me chercher
Il ne restait plus personne
Pour me défendre
L'Art du témoignage. Primo Levi, David Olère.
"Si c'est un homme", récit autobiographique de Primo Levi, 1947
Livre Hatier 3ème page 99.
Primo Levi (1919-1987) est né à Turin. Après des études de chimie, il s'installe à Milan en 1942. Il est arrêté comme résistant juif en février 1944, puis déporté à Monowitz (Auschwitz 3). Il y restera jusqu'en janvier 1945, date de la libération du camp par les Soviétiques. Il commence à écrire. Son premier livre "Si c'est un homme" est paru en 1947, c'est un des tout premiers témoignages sur l'horreur d'Auschwitz, c'est aussi un chef d'oeuvre de la littérature.

Ce livre est précédé d'une préface et d'un poème.
- Vous qui vivez en toute quiétude
- Bien au chaud dans vos maisons,
- Vous qui trouvez le soir en rentrant
- La table mise et des visages amis,
- Considérez si c'est un homme
- Que celui qui peine dans la boue,
- Qui ne connaît pas de repos,
- Qui se bat pour un quignon de pain,
- Qui meurt pour un oui ou pour un non.
- Considérez si c'est une femme
- Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
- Et jusqu'à la force de se souvenir,
- Les yeux vides et le sein froid
- Comme une grenouille en hiver.
- N'oubliez pas que cela fut,
- Non, ne l'oubliez pas :
- Gravez ces mots dans votre cœur,
- Pensez-y chez vous, dans la rue,
- En vous couchant, en vous levant ;
- Répétez-les à vos enfants,[3]
- Ou que votre maison s'écroule,
- Que la maladie vous accable,
- Que vos enfants se détournent de vous.
- 10 janvier 1946, Primo Levi
David Olère, artiste et témoin de l'extermination à Auschwitz
Les dessins de David Olère constituent un témoignage exceptionnel. L'artiste fut, en effet, membre du Sonderkommando chargé de brûler les cadavres au sortir de la chambre à gaz. Ses dessins constituent un témoignage essentiel, vérifié par le plan des lieux.
Livre 3ème Hâtier page 94 et 95
les inaptes au travail ( livre p 95 )
Les vivres des morts pour les vivants,102x76 cm, Mémorial de l'Holocauste, New-York
David Olère est mort à Paris en 1985, assez désespéré par la montée du négationnisme.
Philippe Leclair
Mylène Farmer a chanté "Souviens toi du jour", Zaktor et Yom en hébreu, en 1999.
Quand le vent a tout dispersé
Quand le vent a tout dispersé
Souviens-toi
Souviens-toi
Quand la mémoire a oublié
Quand la mémoire a oublié
Souviens-toi...
Souviens-toi...Souviens-toi que l'on peut tout donner
Souviens-toi que l'on peut tout donner
Souviens-toi que l'on peut tout briser
Souviens-toi que l'on peut tout briser
Et si c'est un Homme...
Et si c'est un Homme...
Si c'est un Homme
Si c'est un Homme
Lui parler d'amour à volonté
Lui parler d'amour à volonté
D'amour à volonté
D'amour à volontéSouviens-toi que l'on peut tout donner
Souviens-toi que l'on peut tout donner
Quand on veut, qu'on se rassemble
Quand on veut, qu'on se rassemble
Souviens-toi que l'on peut tout briser
Souviens-toi que l'on peut tout briser
Les destins sont liés
Les destins sont liés
Et si c'est un Homme...
Et si c'est un Homme...
Si c'est un Homme
Si c'est un Homme
Lui parler d'amour à volonté
Lui parler d'amour à volonté
D'amour à volonté
D'amour à volonté[Refrain]
[Refrain]
Le souffle à peine échappé
Le souffle à peine échappé
Les yeux sont mouillés
Les yeux sont mouillés
Et ces visages serrés
Et ces visages serrés
Pour une minute
Pour une minute
Pour une éternité
Pour une éternité
Les mains se sont élevées
Les mains se sont élevées
Les voix sont nouées
Les voix sont nouées
Comme une étreinte du monde
Comme une étreinte du monde
A l'unisson
A l'unisson
A l'Homme que nous serons...
A l'Homme que nous serons...Souviens-toi que le monde a changé
Souviens-toi que le monde a changé
Au bruit des pas qui résonnent
Au bruit des pas qui résonnent
Souviens-toi des jours désenchantés
Souviens-toi des jours désenchantés
Aux destins muets
Aux destins muets
Et si c'est un Homme...
Et si c'est un Homme...
Si c'est un Homme
Si c'est un Homme
Lui parler d'amour à volonté
Lui parler d'amour à volonté
D'amour à volonté
D'amour à volonté
Quand le vent a tout dispersé
Quand le vent a tout dispersé
Souviens-toi
Souviens-toi
Quand la mémoire a oublié
Quand la mémoire a oublié
Souviens-toi...
Souviens-toi...
Cette chanson parle du devoir de mémoire et fait référence au texte de Primo Levi. Mylène Farmer célèbre ici ce devoir de mémoire que chacun se doit de respecter, pour ne pas répéter les erreurs déjà commises.
La Shoah s'étant déroulée il y a maintenant 70 ans (50 à l'époque où cette chanson fut rédigée), les gens ne s'en préoccupaient pas tant que ça, si ce n'est à travers les cours d'histoire, ou les célébrations de cet évènement :
"Quand le vent a tout dispersé" ; "Quand la mémoire a oublié".
Or, ce qui apparaît dans ce couplet, c'est le devoir de mémoire précédemment cité : "Souviens-toi", répète-t-elle à 2 reprises.Cette phrase vient tout droit du livre "Si c'est un homme", de Primo Levi, où l'auteur narre son expérience dans les camps, et l'horreur qui y régnait .
Mais là où Primo Levi décrit, le quotidien de cet "homme" "dans la boue", Mylene Farmer entend définir la façon de résoudre ce fléau :
"Si c'est un homme / Lui parler d'amour à volonté".
Sans tomber non plus dans le "Flower Power", elle explique que seul l'amour est capable d'anéantir un tel mal ("faites l'amour pas la guerre" diraient certains).La chanteuse fait également référence à l'action de la Résistance : "Quand on veut, qu'on se rassemble". Elle célèbre donc ceux qui se sont battus pour la liberté.
Par ailleurs, elle dit "que l'on peut tout donner" et "que l'on peut tout briser". On peut interpréter ces deux phrases de deux manières différentes. Il peut s'agir du choix que l'on a entre résister au dictateur ("tout briser" = briser les chaînes qui nous liaient) ou fléchir ("tout donner" = donner sa liberté)... ou bien tout l'inverse, c'est à dire "donner" dans le sens de partager et donc à nouveau un message d'amour et de paix, ou "tout briser", référence aux destructions (humaines) causées par Hitler.
A vous de choisir l'interprétation que vous préférez ! ;-)Lorsqu'elle dit "Les destins sont liés", elle sous-entend que, qui que nous soyons, nous pouvons nous battre contre ce fléau qu'est le nazisme (nos destins sont liés donc nous pouvons influer sur celui des autres, voire celui des nations, et donc nous battre pour leurs liberté et leurs droits).
Une fois de plus, elle dit que la meilleure façon d'y arriver est "l'amour à volonté", le message est simple.Pour ce qui est du refrain, Mylene Farmer nous livre un message d'espoir et décrit à sa manière ce qu'a pu être l'ouverture des camps par les Alliés :
"Le souffle à peine échappé" = les soupirs de soulagement
"Les yeux sont mouillés" = les larmes de bonheur
"Et ces visages serrés" = les visages des captifs qui pleurent, et qui attendent l'ouverture, crispés...
"Pour une minute / Pour une éternité" = L'ouverture des camps fut un moment d'une minute sans doute, mais au vu des épreuves endurées, elle semblait une éternité
"Les mains se sont élevées" = 2 pistes possibles soit les nazis qui faisaient le signe hitlérien, soit les mains qui se lèvent quand on exprime sa joie
"Les voix sont nouées" = Personne n'arrive à parler, tant l'émotion est grande
"Comme une étreinte du monde" = le monde s'est battu pour les libérer, donc c'est comme si les détenus recevaient l'étreinte de leurs alliés (le monde)
"A l'unisson" = sous-entend que chacun a vécu ce moment de la même manière
"A l'Homme que nous serons... " = ( "l'Homme que nous serons" = l'Homme tolérant et libre).Puis Mylene Farmer fait part, à nouveau, des mouvements de la Résistance : "Le monde a changé au bruit des pas qui résonnent".
Elle parle des "jours désenchantés" durant lesquels le nazisme avait pris le pouvoir et écrasait l'Europe.
Les "destins muets" renvoient à cette caractéristique de la Seconde Guerre Mondiale : nul ne savait ce qu'il allait advenir de la planète.Mais, une fois encore, Mylene Farmer nous explique qu'avec l' "amour à volonté" on parvient à tout.
Enfin, au cours du [Refrain]x3, elle chante en hébreu (Zakhor et yom... ), puis conclut la chanson sur l'idée centrale du texte.
Carnet de Voyage
Comment faire un carnet de voyage.
Pendant le séjour en Pologne, après certaines visites vous devrez rédiger votre carnet de voyage (traces du ghetto et de la culture juive, musée Schindler et de Cracovie, camp d'Auschwitz, camp de Birkenau). Il faut prévoir de quoi écrire.Récupérer des documents, faire des photos ou des dessins …
Au retour il faudra présenter un travail pour une évaluation qui peut être la note d'histoire des arts du brevet (chaque carnet de voyage doit présenter au moins 5 œuvres en rapport avec la Shoah), ce travail peut être personnel ou par groupe de 2 maximum.
Ce petit texte a pour but de vous aider et de vous donner des idées.Pour ces carnets de voyage le fond et la forme seront évalués.
Photographie du camp de concentration d'Auschwitz
Les élèves peuvent utiliser ce genre de document comme oeuvre pour l'histoire des arts, quand cela se justifie.
Sculpture exposée à Auschwitz Orchestre de déportés à Auschwitz






David Olère est mort à Paris en 1985, assez désespéré par la montée du négationnisme.


